Ce matin la, dans son boudoir, Mme de Montespan est de fort méchante humeur. Apres s'en etre prise a ses domestiques, elle cherche querelle avec Françoise d'Aubigné a propos du jeune duc dont elle a la charge. Celle ci s'oppose a ce que l'enfant, de santé fragile, participe a une veillée à la Cour. Athénais s'emporte et devant tous les gens lui siffle son mépris et lui ordonne de préparer l'enfant. Le Roi, qui a assisté a l'altercation, rassure Françoise de sa connivence en la nommant pour la premiere fois Mme de Maintenon...
Madame de Montespan a rencontré Françoise d'Aubigné en 1664 dans deux salons alors en vogue, celui du duc de Richelieu et celui de l'hotel d'Albret. Elle a apprécié son attitude plutot réservée et ses traits d'esprit. Elle la tient en si haute estime que qd elle cherche une gouvernante pour s'occuper de l'éducation de ses enfants qu'elle a avec le roi, elle pense aussitot à elle. Elle sait que le pension que lui fait verser Anne d'Autriche à son veuvage n'est pas mirobolante, donc elle a besoin de revenus annexes. Et elle sait pouvoir lui faire confiance quant a sa discrétion. La Montespan est même ravie de la prendre sous son aile. Elle tient a jouer aupres d'elle un rôle de grande soeur, de protectrice. Et elle l'encourage à se montrer un peu plus, à vivre sa vie. Elle l'encourage meme à un peu plus d'audace. Elle pressent aussi qu'un destin plus glorieux l'attend. Mais elle est encore loin d'imaginer que ce sera pour lui succeder dans sa couche et dans le coeur du Roi...
"Je sais qu'un jour ton tour viendra, ne t'inquietes pas , personne n'est condamné...Fils de rien ou fils de roi, où tu seras je serais à tes cotés, il y a tjs cette ange au fond de toi, où tu iras prêt a te consoler...Alors d'accord que rien ne gache ta vie sa n'en vaux pas la peine, c'est l'amour qui t'emmene, alors d'accord, qu'une danse te fasses envie, sache qu'on en sort grandi d'oser le premier pas...Au clair obscur des chateaux, les fees t'avaient aussi tourner le dos, ne te résouds jamais à t'oublier, il te faudra apprendre à exister...Refrain...Alors...va où ça te dit...alors fais ce que tu dois..."
Une belle scène de tendresse familiale entre Louis et son jeune fils le duc. Devant un compliment fort joliment troussé que lui adresse l'enfant, le roi s'enquiert de savoir qu'elle est la muse qui le lui a inspiré. Finaud, il sait bien qu'il s'agit du travail de Françoise.Evidemment Mme de Montespan, jalouse comme une tigresse, prend immédiatement ombrage de cette douce complicité. Elle se couvre de ridicule en se montrant soudain exagérement empressée aupres de son petit batard.
La Reine et le petiti duc sont sortis, Louis et Françoise demeurent seuls. Le roi lui exprime aussitot sa reconnaissance pour le soin et la tendresse qu'elle apporte au service de son fils. Ce n'est plus le monaruqe qui parle mais un homme qui se laisse soudain aller a l'émotion et qui se penche avec douceur vers la gouvernante. En posant ses maisn sur ses épaules, il lache dans un soupir d'abandon. Françoise totalement troublée, reste interdite devant tant de tendresse...